A l’exemple du groupe Jumia, il n’est plus rare de voir des sites internet spécialement dédiés au e-commerce en Côte d’Ivoire et partout en Afrique. Afrimarket, Yaatoo, Ki-Market CI, Zoom-market sont quelques-uns des plateformes crées en ligne et sur les réseaux sociaux pour proposer des biens et des services aux ivoiriens.  En la matière, une floraison de ces jeunes start-ups montre  bien que le secteur du numérique est prometteur, et permet aux populations de rêver à des lendemains meilleurs.

Qelasy, la première tablette éducative venue de l’Afrique

La Première tablette éducative africaine, la Qelasy, a été conçue en Côte d’Ivoire SIREGEX. Cet appareil conçu pour résister aux conditions de chaleur du continent africain est déjà utilisé dans 196 écoles ivoiriennes, sénégalaises, nigériennes et marocaines.  Qelasy est l’exemple typique de ce que le numérique peut apporter comme bond qualitatif à l’éducation. Désormais, la première tablette éducative africaine lorgne en direction de l’Europe. Wait and see…

Cinetpay, la plateforme de paiement qui agrège les solutions Mobile Money en Afrique

Le boom du mobile et de l’internet sur le continent africain a ouvert une nouvelle ère de l’économie numérique à travers la création de milliers de site e-commerce, e-service et l’apparition du Mobile Banking. Cependant, un problème se fait ressentir au niveau des transactions en ligne vu le faible taux de bancarisation et la faible utilisation des cartes électroniques de paiement sur le continent. C’est cette problématique que cherche à résoudre CINETPAY, une solution qui regroupe plusieurs moyens de paiement Mobile Money. Elle facilite donc la circulation de l’argent, et met le numérique au service du paiement mobile.

Wari, l’autre solution pour le transfert d’argent

Wari  a été fondée en juillet 2008 par Seyni Camara, Kabirou Mbodje, Malick Fall, et Cheikh Tague. Lors de sa création, elle comptait  alors sept employés. En 2015, elle en compte 230, et intervient dans 60 pays à travers le continent africain. Son réseau de points de vente compte 20 000 enseignes au Sénégal, pour un total de 500 000 au niveau mondial.

Wari propose à ses clients une solution facilitée de transfert d’argent, puisque pour effectuer un transfert, il suffit à l’expéditeur de donner à l’agent du point de vente les coordonnées téléphoniques du destinataire, et de lui payer la somme envoyée ainsi que la commission. Le destinataire va quant à lui pouvoir percevoir la somme sur simple présentation de sa pièce d’identité au point de vente Wari.

L’offre de Wari s’est développée, et permet de réaliser de nombreux paiements auprès d’entreprises ou d’institutions, parmi lesquels des fournisseurs d’abonnements  (chaîne de télévision, téléphone, internet), des opérateurs vendant des cartes de crédit téléphonique, ou encore de recevoir le paiement de pension de retraites, bourses, jeux et loterie.

Les services Wari sont aujourd’hui accessibles quel que soit le moyen de paiement : numéraire, carte bancaire, bon d’échange, paiement mobile ou compte bancaire.

A l’exemple de ces innovations, de plus-en-plus,  les africains  découvrent comment  Internet peut faciliter leur train quotidien. A l’image de ce boom du e-commerce en Côte d’Ivoire, plusieurs pays africains sont le terreau depuis quelques décennies d’un  boom du numérique. Désormais, l’Afrique semble combler son retard dans l’utilisation des nouvelles technologies de la communication (NTIC).

PayDunya, le PayPal Africain.

Paydunya propose une suite de solutions adaptées à toutes sortes de paiements en ligne et aux réalités africaines. Cette start-up a été fondée par Aziz Yerima en 2015 avec ses amis de promotion à l’École supérieure multinationale des télécommunications de Dakar (Sénégal).

A l’instar de PayPal, PayDunya permet de recevoir des paiements de tous les opérateurs monétiques et banques internationaux (Visa/MasterCard), locaux (Wari, Orange Money) ou de parents, depuis un site web, une application mobile, les réseaux sociaux ou par e-mail.

Elle se positionne comme l’intermédiaire qui met en relation le commerçant et son client pour le paiement sécurisé d’un service ou d’un bien sur internet.

De nouvelles opportunités

Là où tous les observateurs s’accordent, c’est qu’Internet offre de nouvelles opportunités pour la jeunesse africaines. Continent en proie à un taux élevé de chômage, Internet et ses nombreuses possibilités offrent une possibilité inouïe pour la création de start-up.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) permettent à de jeunes entrepreneurs de se construire un avenir meilleur.

« Les TIC offrent de formidables opportunités » à la jeunesse africaine, affirme Ahmed Alfi, directeur général de Sawari Ventures, une société égyptienne de capital-risque axée sur les nouvelles technologies. « Le développement de logiciels est le seul secteur où un investissement de mille dollars peut rapporter un million. »

Et même si un café Internet ou un espace de travail collaboratif ne rapporte pas un million de dollars, ce qui s’y crée peut être très lucratif. Ces cinq dernières années, l’installation de câbles en fibre optique et d’infrastructure a permis un degré de connexion sans précédent du continent africain. Les coûts d’accès à Internet ont baissé et de nouveaux marchés se sont ouverts pour les contenus, logiciels, applications pour mobiles et réseaux sociaux. De la Somalie au Ghana, de Dar es-Salaam à Dakar, en passant par Abidjan,  le Cap et le Caire, la jeunesse africaine se sert des TIC pour stimuler la croissance, créer des entreprises et se forger un avenir.

La création de centres technologiques

Partout en Afrique, on assiste à la création et au développement de centres technologiques. Les décideurs africains ont compris l’importance des TIC sur le processus de développement du continent. En Côte d’Ivoire,  c’est en 2006 que le Village des Technologies de l’Information et de la Biotechnologie de Côte d’Ivoire (VITIB)  a été créé.  Dès sa création le VITIB a eu pour vision d’être le leader dans des parcs technologiques en Afrique.

Erik Hersman est co-fondateur d’Ushahidi et de l’iHub de Nairobi au Kenya – l’un des centres les plus connus du continent. Selon lui, l’Afrique connaît actuellement un essor dans ce domaine. Il existe aujourd’hui plus de 90  centres ou laboratoires, incubateurs et accélérateurs dans au moins vingt pays. D’après une étude récente, un centre de ce type ou presque voit le jour toutes les deux semaines en Afrique.  « Les centres technologiques africains accueillent ceux qui ont des idées neuves, les incitent à innover et leur permettent de nouer des contacts et de progresser ensemble », explique Erik Hersman.

iHub est né du succès de la plate-forme logicielle d’Ushahidi, utilisée pour saisir les renseignements donnés par les citoyens pendant les violences post-électorales de 2008 au Kenya et en assurer le suivi. Lancé en 2010, iHub compte plus de 8 000 membres à travers le monde et des dizaines de personnes utilisent l’espace de manière régulière.

Près de 75 % des utilisateurs d’iHub travaillent dans des start-up, ou développent ce type d’entreprises. Un grand nombre de ces entreprises ont une mission sociale, à l’instar d’eLimu, qui distribue des tablettes de formation en ligne en vue d’améliorer la qualité de l’enseignement primaire au Kenya dans le cadre d’un projet pilote. D’autres, comme Niko Hapa, qui propose aux entreprises une carte de fidélité accessible par téléphone mobile, ont une approche purement commerciale.

Le monde devra désormais compter avec l’Afrique.

Par | 2018-12-08T20:24:38+00:00 25 juillet 2017|Actu|0 Commentaires