Il ne serait plus déraisonnable aujourd’hui d’affirmer que l’Afrique est lancé dans le défi du numérique.

Une constance se dégage de la lecture des progrès en cours sur le continent africain : l’Afrique est entrain d’apporter sa contribution à la révolution numérique mondiale.

La facilité d’accès à internet, combinée au développement de la téléphonie mobile ont été des catalyseurs de la transformation numérique en cours sur le continent. Les technologies numériques ont incontestablement des impacts économiques et sociaux positifs. Certains gouvernements aidés de leurs partenaires internationaux, ont mis en place des politiques qui ont eu pour effet de doter leurs pays d’équipements performants.

Toutefois, lorsque l’on se place sur une échelle continentale, plusieurs défis majeurs subsistent : le renforcement des actions de cybersécurité, l’électrification du continent, le développement du capital humain,…etc. Si ces défis représentent tous des enjeux non négligeables, la  dotation de ressources qualifiées nous parait essentielle pour constituer le socle de ces initiatives.

La fuite des talents, combinée à la faible valorisation étatique des structures d’éducation digitale (en Afrique francophone notamment) ne facilitent pas le développement massif de compétences locales susceptibles d’accompagner les différentes transformations. Le volume des ressources s’apprécie à une taille humaine, et la seule issue semble souvent être le recours à l’expertise massive des multinationales étrangères en quête de nouveaux marchés.

Si ce recours est louable, notamment dans la mise en place de grosses infrastructures, le potentiel intellectuel des ‘’fils de l’Afrique’’ ne nous semble pas être exploité à bon escient dans le processus de développement de notre  numérique.

Doit-on y voir une faible considération par les politiques des compétences locales ? ou une incapacité des ressources locales à pouvoir proposer des solutions globales ?

S’il n’est pas aisé d’avoir une réponse tranchée sur ces questions, force nous est de constater que la plupart des initiatives entrepreneuriales africano-africaines sont spécialisées sur des segments technologiques, et très souvent sous la forme de PME. Difficile donc pour les acteurs locaux d’y trouver des solutions globales à leurs problèmes.

Pourtant, que l’on soit à Paris, Londres, Ottawa, Bruxelles, New York ou autres, il n’y a aucune grande capitale mondiale qui résiste à l’attrait de l’expertise technologique des ressortissants africains. Ceux-ci occupent des postes-clés à tous les niveaux hiérarchiques et sur tous les segments technologiques : l’architecture, le développement applicatif, l’infrastructure, l’intégration de données, le reporting, les requêtes, les migrations majeures, la gestion de projets, l’analyse, et le datamining…etc

Face à ce constat, comment comprendre que la ressource déclarée rare sur le continent africain est l’une des plus sollicitées à l’étranger ? Que faire pour inverser ce rapport de forces ? Au-delà de ces questionnements préliminaires, comment sortir du cercle des innovations technologiques pays pour en faire des solutions continentales ? Comment promouvoir les solutions technologiques africaines à une échelle mondiale ?

Sans avoir la prétention d’avoir trouvé une solution universelle, l’idée d’un regroupement mondial des professionnels africains du secteur informatique a tout de suite germé.

Nous l’avons matérialisé sous le nom commercial de CPAI (Consortium des professionnels africains du secteur informatique).

Ce projet s’appuie sur une vision principale : Réunir toute l’élite africaine du secteur informatique, pour ériger un acteur majeur continental dans la mise en place, la gestion, le développement et le suivi de projets/solutions informatiques.

L’initiative CPAI  voudrait rétablir un rapport de force économique par une mutualisation des ressources, des moyens technologiques, financiers et productifs. Elle contribuerait ainsi à construire un ‘’partenaire de choix’’ pour les acteurs publics et privés du continent, tout en garantissant la diversité de l’offre, l’expertise et la disponibilité des ressources.

Nous aimerions promouvoir une expertise technologique africaine globale se déclinant à travers des prestations intellectuelles de qualité, et la mise en lumière de solutions technologiques susceptibles d’avoir un impact au-delà des frontières continentales pour devenir des solutions mondiales.

Voulons-nous rester au stade du rêve, ou voulons-nous relever ce défi déjà en marche?

Si nous optons pour la 2ème solution, il est grand temps de s’unir et de rejoindre ce mouvement continental dont la réussite fera certainement la fierté de tous.

Pour tout contact : cowona@cpaiinc.com

www.cpaiinc.com

 

Par | 2018-12-08T20:25:28+00:00 29 juin 2017|Actu|0 Commentaires